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Point à la Lune

Album photos,  journal de bord, y raconter des petites histoires, chuchoter des mots, parler, se raconter sans trop en faire, souvenir des moments de bateaux... un peu de tout... destiné à la famille, à quelques amis. 

Pour l'instant, les choses avancent et le grand départ est prévu pour mai, juin 2017... A suivre !
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Départ prévu le 1er mai 2017

Samedi 15 octobre 2016:

Cette nuit, j'ai remis à jour le planning des tâches à faire. On avance pas trop mal et  tout ou presque devrait être fait. 


Un petit mot punaisé dans le carré...

« Être seul en mer, choisir sa route, composer avec le vent et la vague en mesurant sa toile et fixant son cap, ne serait peut-être pas un plaisir complet s’il n’y entrait aussi un élément supplémentaire qui flatte un sixième sens, celui de la surprise. On ne s’ennuie jamais en mer puisqu’il n’y a pas d’horaires, seulement des jours, des nuits, des aubes, des crépuscules, des méridiennes, qui se succèdent et reviennent si naturellement que la durée semble immobile. En mer, il n’y a pas de « temps morts » : c’est le temps qui est mort. 

Ainsi les journées se datent et s’organisent dans notre mémoire au hasard des rencontres et la moindre d’entre elles est l’évènement. 

(…) Partir, quelle que soit l’heure, c’est toujours une sorte de crépuscule.

Derrière soi, le quai, la ville, les amis, la chaleur, la lumière. Devant soi, ce qui n’est pas connu. Pour un jour ou un mois, l’imprévisible, l’obscur, autrement dit, la nuit. Et arriver, quelle que soit l’heure, c’est toujours un peu une aube.

D’abord l’heure trouble qu’on ressentie tous ceux qui ont navigué. La nuit n’est pas encore venue mais le soleil est couché. On sent le froid à l’intérieur de soi. Parce qu’il fait moins chaud ? Non, parce qu’il fait plus sombre. C’est le moment du frisson imperceptible, de l’inquiétude vague, de la solitude, elle, plus précise et qui, un instant, pèse sur les épaules. Larguons les amarres du jour. Un léger pincement au cœur, comme quand le quai s’éloigne et que l’amarre tombée à l’eau est remontée à bord.

Voici maintenant venir la double traversée, celle de la mer et celle de la nuit. Les êtres de cette terre, les formes familières, les certitudes réconfortantes une à une s’estompent et disparaissent. Voici venir maintenant la double solitude, celle de la nuit et celle de la mer. »

 Jean-François Deniau - La mer est ronde - Éditions Gallimard (Folio)